L'échelle de Mohs

ork 006

L'échelle de Mohs
variation pour une morte et un tapir

1. [2:22]
2. [7:10]
3. [4:06]
4. [11:33]

Claire Bergerault : voix, accordéon, objets.
Thomas Tilly : disques poussièreux, micro-contact.
Fabrice favriou : batterie, clavier, éléctronique.
Enregistré en concert à Carré bleu (Poitiers) le 09/12/2006.

Ce soir-là, les spectateurs du Carré Bleu à Poitiers (pauvre Ségolène !) n’en croiront pas leurs yeux, encore moins leurs oreilles. Je parle au futur car, ce concert, comme l’indique la pochette (présentation sobre et du plus bel effet de toutes les productions Orkesme) a été enregistré le 9 décembre 2006. Problème : j’écris cette chronique le 29 novembre 2006. Une coquille qui tombe à pic tant cette musique ne peut se projeter dans son futur. Un futur qui transpercerait encore plus l’inavouable de toutes nos peurs et terreurs enfouies. L’échelle de Mohs sait où se situe le chaos puisqu’elle est le chaos même. Ici, le silence-et il y en a peu !- n’est pas plus rassurant que le bruit. Tout suinte le fatal, la fin des mondes. Ici, l’expérience sonique trouve sa plus belle radicalité…et ce ne sont pas que des mots, croyez-moi !
Et soyez-en sûrs, toutes les issues seront bloquées. Adieu !

Luc Bouquet -Improjazz -Février 2007

Si L’Echelle De Mohs est une échelle de classification de la dureté des minéraux, l’intensité de la musique de ce trio Poitevin (sans oublié Greg Pyvka, diffusion/traitements sonores) pourrait se mesurer sur l’Echelle De Richter, pour atteindre le degré 9.
Clôturant la soirée Jazz en scène 2005 proposé par « Jazz à Poitiers », L’Echelle De Mohs, en 2 pièces totalement improvisées – pas de thème, de structure préétablie, la prise de risque est totale - à illustré à merveille les préconisations de la campagne Agi-son.
En début de set les tympans sont en confiance, attirés par une multitude de sons ténus, d’origine improbable. Ça chuchote, ça frotte, ça caresse. Et puis le ton monte. La diva gronde, éructe, Tô attaque au marteau piqueur et le batteur branche ses cymbales sur le 220. Le son devient énorme.
A grand renfort de drones, de larsens dévastateurs, de coups de grosse caisse telluriques, ils tranchent dans la matière sonore. Leur musique est dure, définitivement sauvage. L’apocalypse est proche.
Mathieu Périnaud.

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